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    Ton regard tout de rêve et d'attente
    Si offert à la transparence que jamais
    l'aube y dépose sa promesse
    Aube de la vie, aube de ta vie, attendant
    Qu'au fond de la nuit s'esquisse une âme sœur
    et lentement prenne corps l'être de ton rêve
    Sachant faire siens faim et soif, gel et flamme
    Suivre en silence le courant des murmures
    et remonter jusqu'à la source des larmes
    Faire fi des saisons, des lointains
    sur le long chemin qui mène vers toi
    Cueillir en passant roses d'été, pétales d'automne
    frissons de grillons, laudes de l'alouette
    Pénétrer l'intime de la moindre fibre
    des feuilles, des fleurs, puis des fruits
    Être humble assez pour entendre l'impalpable
    dévoiler l'indicible, épouser l'inouï
    Se dépouiller tel un arbre en hiver
    ouvert aux affres et aux effrois
    Dressant ses branches contre le ciel étoilé
    Franchissant une à une les couches de la nuit
    Et venir enfin
    au-devant de la transparence de l'aube

    Et te dire, avec l'évidence du jour,
    "me voici!"
     
    "Le livre du Vide médian"  François Cheng
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  • Images mentales

    (...) il existe en outre des images mentales d'un genre beaucoup plus abstrait et visionnaire : des images de quelque chose qui, sans jamais avoir été vu par l'oeil physique, peut devenir un modèle propice à l'exploration de la réalité pour peu que l'imagination créatrice s'en saisisse.
     
    "Portrait du cerveau en artiste" Pierre Lemarquis
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    Un regard qui ne voit rien demeure-t-il toujours un regard? Une conscience de rien reste-t-elle une conscience? Une conscience de rien ne devient-elle pas un rien de conscience?
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  • Les yeux ne servent pas qu'à voir. Ils servent aussi à croiser les regards et échanger nos affects. Le ballet des regards et des mots parfaitement synchronisé, utilise l'espace entre les corps. Le rythme des échanges permet d’emboîter les locuteurs comme deux danseurs conversationnels.

    Boris Cyrulnik

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  • Le piano :
    Attention

    Les couleurs sont les touches d'un clavier, les yeux sont les marteaux, et l'âme est le piano lui-même, aux cordes nombreuses, qui entrent en vibration.

    Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier (1911) 
    Wassily Kandinsky

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