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  • Ombre :
    Attention

    Chaque patient a une ombre psychique comme il a une ombre physique. On appelle ombre psychique tout ce que les patients ne veulent pas reconnaître en eux : qu'ils sont laids, qu'ils n'ont aucun talent ; qu'ils sont bêtes et faux-jetons ; qu'ils ne veulent pas payer (c'est tout le diable pour se faire payer ! – justement le diable est un symbole de l'ombre).

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  • Langue de pute :
    Attention

    "Je vous pose la question parce que le bruit court que j'ai le sida... Ça m'est revenu de la bouche d'un pédé - le bruit, pas le sida - qui le tenait d'un autre pédé - le sida, pas le bruit. Ce garçon - le pédé de la bouche duquel m'est revenu le bruit - m'a dit que l'autre garçon - le pédé qui avait refilé le sida au pédé par lequel m'est revenu le bruit - lui avait dit que Rika Zaraï - qui est actuellement avec Le Pen - ne le répétez pas - racontait partout que j'avais le sida. C'est dégueulasse, Dieu m'embrasse si possible pas sur la bouche - on ne sait jamais.

    C'est ça la rumeur.

    La rumeur, c'est le glaive merdeux souillé de germes épidermiques que brandissent dans l'ombre les impuissants honteux. Elle se profile à peine au sortir des égouts pour vomir ses miasmes poisseux aux brouillards crépusculaires des hivers bronchiteux. Elle nous dit, rappelez- vous, que les Pompidou sont d'inquiétants paillards. Que la chanteuse Sheila n'est pas une femme. Que Simone Signoret n'est pas capable d'écrire ses livres toute seule. Plus menteuse que la rumeur, tu meurs. Elle s'en fout, elle a éjaculé son venin répugnant jusque dans Orléans, où des hyènes anonymes susurraient naguère sans frémir que les femmes qui entraient dans certains magasins tenus par les juifs de la ville disparaissaient à tout jamais vers d'introuvables bordels orientaux. Et puis, comme le monstre du Loch Ness, la rumeur fait son rot et retourne à sa vase... Hier matin, j'ai bien cru la voir relever le groin."

    Pierre Desproges

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  • Diable : esprit ou expression du mal dans toutes les religions. Il est souvent représenté par une bête hideuse (l'animalité en l'homme), avec des dents de rapace (pour dévorer l'humanité), des cornes (symboles d'un certain savoir ésotérique), avec souvent une queue et des pieds fourchus ou griffus (toujours l'appartenance animale). De nos jours, la représentation des cornes pointues s'est adoucie, et l'on montre le diable avec deux excroissances rondes au-dessus de la tête...

    Représentation moderne du diable. Noter la main à quatre doigts au lieu de cinq (il n'appartient pas à l'espèce humaine). Les cornes pointues sont devenues deux ronds. Les griffes des mains et des pieds sont remplacées par des extrémités arrondies. 

    Une représentation classique du diable.
    Remarquer les cornes et
    les mains à quatre doigts.
     

    Représentation moderne du diable. Noter la main à quatre doigts
    au lieu de cinq (il n'appartient pas à l'espèce humaine).
    Les cornes pointues sont devenues deux ronds.
    Les griffes des mains et des pieds sont remplacées
    par des extrémités arrondies.

     
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  • E-business

    Le commerce électronique
    ou comment se faire électro-niquer

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