• Citation du jour

     

     

     

  • Toute ta sérénité, tout ton altruisme, toute ta vertu et tout ton sacrifice s’écroulent en présence de deux êtres – homme et femme – dont tu sais qu'ils ont baisé ou qu’ils baiseront. Ce mystère impudent qui est le leur est intolérable. Et si l’un des deux est tout ce que tu rêves ? Que deviens-tu alors ?.

    Le Métier de vivre de Cesare Pavese  

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  • Qu’est-ce donc que dormir ? C’est une manière de penser ; dormir, c’est penser peu, c’est penser le moins possible. Penser, c’est peser ; dormir, c’est ne plus peser les témoignages. C’est prendre comme vrai, sans examen, tout murmure des sens, et tout le murmure du monde. Dormir, c’est accepter ; c’est vouloir bien que les choses soient absurdes, vouloir bien qu’elles naissent et meurent à tout moment ; c’est ne pas trouver étrange que les distances soient supprimées, que le lourd ne pèse plus, que le léger soit lourd, que le monde entier change soudain, comme, dans un décor de théâtre, soudain les forêts, les châteaux forts, les clochers, la montagne, tout s’incline comme au souffle du vent, avant de s’engloutir sous la scène.

    Les marchands de sommeil ” (Discours de distribution des prix au lycée Condorcet en 1904 - Alain

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  • Parfois je pense à Paris non comme une ville mais comme un havre. Protégé, fermé, abrité, intime. Le bruit de la pluie de l'autre côté de la fenêtre, l'esprit et le corps enclins à l'intimité, aux amitiés, aux amours. Encore une journée intime et abritée d'amitié et d'amour, une alcôve. Paris intime comme une chambre. Tout conçu pour l'intimité.

    Journal, tome 3 : 1939-1944 de Anaïs Nin - 

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  • Ainsi un homme, un jour, dans l'histoire du monde, avait théorisé ce que j'éprouvais si souvent, ce sentiment qui m'avait gagné tout à l'heure ... l'impression nauséeuse que les autres et les choses n'existaient pas ... l'idée d'être la seule conscience vivante, perdu au milieu d'un univers de songes ... ce doute, ce doute moite, cotonneux, envahissant, qui vide le réel de sa réalité ...

    Je regardai autour de moi. Les crânes n'avaient rien remarqué de ma joie.

    Eric-Emmanuel Schmitt

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  • Il n’y a pas, à proprement parler, de malheur en ce monde. Le bonheur et le malheur s’équilibrent toujours. Tout malheur est semblable à l’obstacle du torrent. Après l’avoir vaincu, le torrent s’élance avec une force nouvelle. Ceci est frappant, surtout, dans l’ordre économique après les mauvaises récoltes.

    Novalis

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