• Les femmes, c'étaient des hommes qui gagnent de l'argent qu'elle voulaient, des hommes qui aient de la classe. Combien y en avait-il de distinguées qui acceptaient de vivre avec des clodos? Bah! Je n'avais de tout façon pas envie d'une femme. En tout cas, pas pour vivre avec. Comment les hommes faisaient-ils pour vivre sans femmes? Qu'est-ce que ça signifiait? Non, moi, ce que je voulais, c'était une grotte dans le Colorado, avec de quoi boire et bouffer pendant trois ans. Mon cul, je me le torcherai avec du sable.

    "Souvenir d'un pas grand-chose"

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  • Comme n'importe qui vous le dira, je ne suis pas un homme très affable. Les gens affables me donnent envie de dormir. J'ai toujours admiré les méchants, les hors-la-loi, les fils de pute. Je n'aime pas les petits gars rasés de près, portant cravate et nantis d'un bon boulot. J'aime les hommes désespérés, les hommes aux dents brisées et aux manières brusques. Ils m'intéressent. Ils ménagent plein de surprises et d'explosions. J'aime également les femmes de mauvaise vie, les pochardes vicieuses et fortes en gueule aux bas avachis et au visage ravagé dégoulinant de mascara. Les pervers m'intéressent davantage que les saints. Quand je suis avec des ratés, je me sens bien, étant moi-même un raté. Je n'aime pas loi, la morale, la religion, les règlements. Je refuse d'être modelé par la société.

    "Au sud de nulle part" Charles Bukowski

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    A quoi sert le mariage? A sanctifier la BAISE, jusqu'à ce qu'elle tombe inévitablement dans l'ENNUI, jusqu'à ce qu'elle devienne un BOULOT.
    "Contes de la folie ordinaire"
    Charles Bukowski
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  • C'était dur à croire. La récré une fois finie, j'allais m'asseoir en classe et je réfléchis à tout ça. Ainsi donc, ma mère, elle avait un trou et mon père une bite qui crachait du jus. Mais comment pouvaient-ils avoir des trucs pareils et continuer à se balader comme si tout était normal? On parle de choses et d'autres, on fait ça et on n'en dit rien à personne? J'eus vraiment envie de dégueuler lorsque je songeai que c'était le jus de mon père qui m'avait fait démarrer.

    Charles Bukowski

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    Quant à ma vie, elle était toujours aussi lamentable qu'au jour de ma naissance. Une seule chose avait changé : maintenant, et ce n'était jamais assez souvent, je pouvais boire de temps en temps. Boire était la seule chose qui permettait de ne pas se sentir à jamais perdu et inutile. Tout le reste n'était qu'ennuis qui ne cessaient de vous démolir petit à petit. Sans compter qu'il n'y avait rien, mais alors ce qui s'appelle rien d'intéressant dans l'existence. Les gens vivaient en-deçà d'eux-mêmes, les gens étaient prudents, les gens étaient tous pareils. "Et dire qu'il va falloir continuer à vivre avec tous ces connards jusqu'au bout", pensais-je (...). Il était évident que je ne serais jamais capable de me marier et d'avoir des enfants. Et pourquoi l'aurait-il fallu alors que je n'étais même pas foutu de me trouver un boulot de plongeur dans un restaurant ?

    Mais peut-être que je serais pilleur de banques ! Un truc d'enfer ! Quelque chose qui aurait du panache, de la gueule. On ne tentait sa chance qu'une fois. Pourquoi être laveur de vitres ?

    J'allumai une cigarette et continuai de descendre la colline. Etais-je donc la seule personne que cet avenir bouché rendait fou ?
    "Souvenirs d'un pas grand-chose"
    Charles Bukowski
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