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    A quoi sert le mariage? A sanctifier la BAISE, jusqu'à ce qu'elle tombe inévitablement dans l'ENNUI, jusqu'à ce qu'elle devienne un BOULOT.
    "Contes de la folie ordinaire"
    Charles Bukowski
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  • C'était dur à croire. La récré une fois finie, j'allais m'asseoir en classe et je réfléchis à tout ça. Ainsi donc, ma mère, elle avait un trou et mon père une bite qui crachait du jus. Mais comment pouvaient-ils avoir des trucs pareils et continuer à se balader comme si tout était normal? On parle de choses et d'autres, on fait ça et on n'en dit rien à personne? J'eus vraiment envie de dégueuler lorsque je songeai que c'était le jus de mon père qui m'avait fait démarrer.

    Charles Bukowski

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    Quant à ma vie, elle était toujours aussi lamentable qu'au jour de ma naissance. Une seule chose avait changé : maintenant, et ce n'était jamais assez souvent, je pouvais boire de temps en temps. Boire était la seule chose qui permettait de ne pas se sentir à jamais perdu et inutile. Tout le reste n'était qu'ennuis qui ne cessaient de vous démolir petit à petit. Sans compter qu'il n'y avait rien, mais alors ce qui s'appelle rien d'intéressant dans l'existence. Les gens vivaient en-deçà d'eux-mêmes, les gens étaient prudents, les gens étaient tous pareils. "Et dire qu'il va falloir continuer à vivre avec tous ces connards jusqu'au bout", pensais-je (...). Il était évident que je ne serais jamais capable de me marier et d'avoir des enfants. Et pourquoi l'aurait-il fallu alors que je n'étais même pas foutu de me trouver un boulot de plongeur dans un restaurant ?

    Mais peut-être que je serais pilleur de banques ! Un truc d'enfer ! Quelque chose qui aurait du panache, de la gueule. On ne tentait sa chance qu'une fois. Pourquoi être laveur de vitres ?

    J'allumai une cigarette et continuai de descendre la colline. Etais-je donc la seule personne que cet avenir bouché rendait fou ?
    "Souvenirs d'un pas grand-chose"
    Charles Bukowski
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  • Moi, l'histoire mondiale, ça ne m'intéresse pas. La seule histoire qui m'intéresse, c'était la mienne. Tu parles d'une merde, tout ça. D'abord, c'était papa et maman qui vous donnaient des ordres et n'arrêtaient pas de vous faire chier et après, au moment où vous vouliez voler de vos propres ailes, c'étaient les autres qui tenaient à vous coller un uniforme sur le dos pour que vous puissiez vous faire tirer dans le cul!
    Le vin avait un goût excellent. J'en pris.
    La guerre. Et moi qui était toujours puceau!
    Quoi? Se faire arracher la tête pour l'amour de l'Histoire avant même de savoir ce qu'était une femme? Avant d'avoir été propriétaire d'une automobile? Comme si j'avais quoi que ce soit à protéger!
    D'autres, que je protégerais, c'est tout!
    D'autres qui, eux, se foutaient pas mal de ma pomme. Non: mourir dans une guerre n'avait jamais empêché les guerre d'arriver.

    "Souvenir d'un pas grand-chose" Charles Bukowski

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  • La mort subite ne date pas d'hier, la mort subite de masse non plus. Nous avons juste affiné le procédé. Des siècles de savoir, de culture et d'expérience, des librairies bien grasses et croulant sous les bouquins; des tableaux qui se vendent des millions; la médecine qui transplante un coeur; impossible de reconnaître un fou d'un homme normal dans les rues, et voilà nos vies entre les pattes d'une bande de crétins. Les bombes ne tomberont peut-être pas; les bombes tomberont peut-être. P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non...

    Maintenant, oubliez-moi, chers lecteurs, je retourne aux putes, aux bourrins et au scotch, pendant qu'il est encore temps. Si j'y risque autant ma peau, il me paraît moins grave de causer sa propre mort que celle des autres, qu'on nous sert enrobée de baratin sur la Liberté, la Démocratie et l'Humanité, et tout un tas de merde.

    Contes de la folie ordinaire
    Charles Bukowski

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